AFP - Benoît Hamon, porte-parole du PS, a assuré lundi que son parti restait "attaché" au maintien de l’âge légal de la retraite à 60 ans alors que Martine Aubry a parlé dimanche d’aller "vers 61 ou 62 ans", à condition de "prendre en compte la pénibilité" et "l’emploi des seniors".
"Elle a dit que c’était un élément du débat" et ce n’est "pas la position du PS que de reculer l’âge du départ à la retraite", a affirmé lors d’un point de presse M. Hamon au sujet des propos de la première secrétaire lors du grand jury RTL-LCI-Le Figaro.
"Aujourd’hui l’âge légal du départ à la retraite est de 60 ans et le PS a toujours dit qu’il était attaché à ce que ce soit l’âge du départ à la retraite". "Nous disons qu’il faut négocier avec les partenaires sociaux" et "diversifier les recettes. Le pénibilité ne peut pas être une contrepartie au recul de l’âge du départ à la retraite", a-t-il insisté.
Mme Aubry avait dit dimanche qu’"on doit aller très certainement, on va aller très certainement, vers 61 ans ou 62 ans - je n’imagine pas qu’on aille plus loin- mais à condition qu’on traite le problème de la pénibilité et le problème de l’activité des seniors".
La première secrétaire s’était dite ouverte à un débat "si le président de la République est prêt à travailler véritablement pour que nous trouvions des principes justes", en "gardant la retraite par répartition".
"Si pour la première fois nous avons, depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir, une réforme juste, qui va dans le sens du progrès social et règle un vrai problème, je serais heureuse d’y contribuer". "Nous ne fermons jamais la porte", avait-elle encore dit. Mme Aubry a également estimé qu’"il faut réfléchir d’abord aux recettes" notamment en abondant le "fonds de réserve des retraites" et en "trouvant d’autres ressources" que les cotisations sur les salaires.
De son côté, Razzy Hammadi, membre de la direction du PS, a déclaré lundi à l’AFP qu’"une position en faveur de l’allongement de la durée de cotisation dans le cadre de la réforme des retraites n’engage ni le PS et son bureau national, ni ses militants qui n’ont à aucun moment été consultés".
"Refuser l’allongement de la durée de cotisation n’est en rien une position privilégiant le statu quo", selon lui.
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A quel titre Martine évoque une ouverture pour changer l’âge de la retraite alors qu’en fait le problème ne se pose pas dans ces termes. Nous militants, n’avons pas été consulté. c’est totalement inacceptable. Enfin il est clair que le changement de l’âge de la retraite est une plus position idéologique de la droite, puisqu’en effet si nous regardons les dispositif actuel en vigueur ( loi fillon ) chacun sera dans l’obligation de prendre sa retraite à partir de 65 ans compte tenu de l’entrée tardive des jeunes sur le marché de l’emploi ( 26 ans minimum pour ceux qui font des études) sans parler des jeunes qui stagnent dans des stages avant un premier emploi sans que ce passage ne compte dans le temps travaillé pour le calcul de la retraite. En ce qui concerne les personnes qui ne font pas d’études et qui font un travail sans intérêt ou pénible, ne pensez vous pas que déjà après 42 ans de cotisations leurs droits à la retraite puisse être discutable. 16 ans + 42 = 58 ans La seule revendication sur laquelle nous devons nous battre c’est le nombre d’années de travail pour faire valoir nos droits à la retraite et non pas l’âge effectif de la retraite. Autre point que faites vous des chômeurs de entre 55 ans et 62 ans S’ils ont cotisé 40 ans et qu’ils n’ont plus de droit la retraite devrait être la seule solution logique. Dernier point si nous voulons revenir à l’équilibre dans les comptes des caisses de retraites arrêtons de le piller en exonérant les entreprises de charges sociales. Ne laissons pas Martine Aubry négocier si nous tenons à nos retraites et si nous voulons un peu de justice sociale. Marc Lesigne
L’idée que les actifs ne sont plus assez nombreux pour assurer le paiement des retraites est véhiculée par l’ensemble des médiats . Pour la gauche , il faut répéter inlassablement que la "machine" a été crée pour réduire la pénibilité du travail et pour produire plus . Chaque "machine" remplace un certain nombre d’ouvrier , de cadre ou de technicien . Il faut donc tout simplement faire cotiser cette machine au prorata du nombre de personne qu’elle remplace . Le (problème) des retraites sera ainsi immédiatement règlé . Tout autre raisonnement n’est pas "de gauche" et je ne soutiendrais aucun programme politique qui ne reprendrai pas cette solution . Qu’on se le dise !
il est vrai que le role du PS doit être de s’opposer à la baisse des salaires et des retraites ;3 points pour contribuer au débat ;
_la pénibilité est aujourd’hui une notion extensive:l’intensité du travail,le stress,l’isolement ,la contrainte de l’hyper productivité,en bref le nouveau managements dégrade les conditions de travail d’une grande partie du salariat qui subit une réelle soufrance(cf ,les travaux de Christophe DEJOURS)le temps libéré(35h ;retraite) apparait d’autant plus précieux et salutaire pour tous les salariés.
l’augmentation de l’espérance de vie doit etre relativisée au regard de l’étude publiée en novembre 2008par le mag.médical de référence"the lancet"démontrant qu’en Europe l’age limite où une personne vit en bonne santé est au mieux de 69ans.
les données démographiques évoluent : loin du catastrophisme de certains,la lecture du mensuel Alternatives Economiques d’Avril 2007(no 257) nous apprend que l’INSEE a publié une étude en Juillet 2006 modifiant profondément ses précédentes projections de 2002 et optimisant les prévisions sur la protection sociale:ainsi la part des dépenses de retraite qui représentait en 2004 12.8% duPIB passerait en 2050 (à législation constante) à 14.9% au lieu des 16.9% prévus en 2002 soit un besoin de financement de +2% à comparer aux +7% attribués aux retraites entre 1960 et 1998.
refusons donc les régressions soit disant inévitables !
Pendant plus dun sicle les forces de gauche ont emport des victoires parce quelles taient sur le terrain de loffensive et de la revendication. Depuis un certain nombre dannes, partis de gauche et syndicats ne revendiquent plus grand chose, tout au plus battent-ils en retraite face un patronat offensif et revanchard. Cest le Medef et la droite qui revendiquent et non le monde syndical, qui se contente de ngocier la baisse en essayant de limiter la casse. Stratgie base sur un renoncement baptis gestion et ralisme. Ils feraient mieux de mditer cette maxime_de Napolon_ :"Celui qui senferme dans sa forteresse perd toujours la guerre.". Comment faire avaler la pilule du ralisme au bon peuple, alors quil se rend compte que les richesses augmentent, que les profits des puissants nont jamais t aussi importants et les disparits_aussi scandaleuses (le pdg de Veolia pouvant toucher une retraite complmentaire de treize millions deuro par exemple et il nest qu la quarante cinquime_ place...) ? De quel espoir peuvent tre porteuses de telles organisations ? Les mobilisations sont de plus en plus faibles, le dsarroi chaque jour croissant. Quand est-ce que nos grands bourgeois de dirigeants dits de gauche dcideront-ils de sortir de leur chteau, de changer les vitres fumes de leurs berlines qui les empchent de voir ce qui se passe sur les trottoirs et de faire de la politique au sens noble du terme et non des moeurs ? Ceux qui nont que mille euro pour vivre et souvent moins non rien faire des moeurs. Quand cesseront-ils de prendre leurs militants pour des fantassins que lon manoeuvre loisir lors des lections pour asseoir leurs avantages ? Attendront-ils que le dernier de ces fantassins dserte avec armes et bagages pour enfin se poser quelques questions et aller au-del de leur ego aussi surdimensionn_quinefficace. Enfin quand comprendront-ils que la dmocratie na rien voir avec la triste cacophonie et le lamentable individualisme auxquelle ils sont en train de nous habituer. En conclusion, cette phrase de Brecht : Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a dj perdu . Dialoguer sur la base impose par la droite et le patronat nest rien dautre quun refus de combat.
L’hostilité au PS, je viens de la voir sur les forums Internet du journal Marianne. Et je l’entends dans les conversations avec des amis. Là où la gauche tergiverse et ne fait rien, la droite casse. Là où elle n’a rien fait de 1997 à 2002, Sarkozy y va fort ? Les cités, casser les ghettos, l’insécurité, le vote des immigrés aux élections locales, les retraites n’a rien fait. Sarko va passer avec un karcher ! Jai lu le commentaire suivant d’un internaute de Marianne : "mieux vaut dix ans de Sarkozy que des pourris comme Aubry et Vals" Je ne fais pas mien ce commentaire, je constate que des personnes passent à la passivité ou à la radicalité ou à un mélange des deux. J’ai aussi lu des propos orduriers envers Martine Aubry. Je ne les fais pas miens mais ils ont été écrits.